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La chirurgie valvulaire cardiaque concerne essentiellement les valves aortique, mitrale et plus rarement tricuspide. Dans le cas des adultes, la chirurgie pulmonaire est exceptionnelle.

Du point de vue technique, le chirurgien a le choix entre deux alternatives : réparer la valve (plastie valvulaire) ou la changer radicalement (remplacement valvulaire).
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I. Les différents types de prothèse valvulaire :


Deux grandes catégories principales de prothèses doivent être discernées : les prothèses mécaniques et les prothèses biologiques.

A   Les prothèses mécaniques

Il s'agit des prothèses les plus anciennes et l'amélioration des matériaux (large utilisation du carbone en particulier) a permis d'obtenir une fiabilité et des performances exceptionnelles.
Il en existe de trois types :

Les prothèses à bille (Starr-Edwards, Smelloff-Cutter)
Elles sont anciennes et ne sont plus implantées.
  Les prothèses à monodisque basculant (Björk-Shiley, Medtronic Hall, AllCarbon).
  Les prothèses à double ailettes (St Jude Medical, Edwards Mira, ATS, Bicarbon, Carbomedics,..) sont la préférence des chirurgiens. Dans leur cas, les deux hémi disques s'articulent autour d'un axe.


Ces valves mécaniques ont maintenant une durée de vie illimitée et il est exceptionnel de les changer en dehors de complications telles qu'une infection ou une thrombose.

Leur principal inconvénient est la nécessité pour les patients de suivre un traitement anti-coagulant à vie.

B   Les prothèses biologiques

Elles sont encore appelées : bioprothèses ou hétérogreffes.

Elles sont fabriquées à partir de deux types de tissu animal : les valves aortiques de porc ou de péricarde bovin. Dénaturées pour éviter les problèmes de compatibilité entre espèces, elles sont ensuite conservées dans la glutaraldéhyde.

 
Leur principal intérêt réside dans le fait de ne pas nécessiter de traitement anticoagulant.
Cependant, ce sont des prothèses non vivantes et des dégradations (des calcifications en particulier) s'observent avec le temps.

Leur implantation doit donc tenir compte en premier lieu de l'âge du patient car une réintervention est rendue nécessaire en moyenne 8 ans en position aortique et 13 ans en position mitrale. Des progrès significatifs permettent d'espérer des durées de vie supérieures de ces bioprothèses mais seul le recul permettra d'en juger.
II. La chirurgie conservatrice

Deux grandes catégories principales de prothèses doivent être discernées : les prothèses mécaniques et les prothèses biologiques.

La chirurgie réparatrice (valvuloplastie) s'est largement développée en France puis dans le monde entier grâce à l'impulsion du Professeur Alain Carpentier, chirurgien à l'hôpital Broussais.

Cette chirurgie a pour but de :
Lever un rétrécissement : commissurotomie mitrale par exemple, ou de
  Corriger une fuite : en effectuant des gestes plus ou moins complexes sur l'appareil valvulaire de la valve considérée.

L'intérêt essentiel de cette chirurgie conservatrice réside dans le fait que :
le patient conserve sa propre valve (la défense contre les infections est meilleure qu'en cas de remplacement valvulaire),
  la géométrie du ventricule est conservée (la fonction pompe du ventricule est alors meilleure),
· Un traitement anticoagulant ne s'impose pas.
 
 
 
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